
Votre guide pour des soins de support en oncologie
Bienvenue sur l'Annuaire des soins de support oncologiques de l'Yonne. Nous sommes là pour vous fournir des informations claires et accessibles, et vous aider à vous connecter avec les professionnels essentiels pour votre parcours de soins contre le cancer. Découvrez comment nous pouvons améliorer votre accompagnement.
Que sont les soins de support
Les soins de support en oncologie regroupent tous les soins et accompagnements destinés à améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancer, en complément des traitements oncologiques comme la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie.
Ils font actuellement partie intégrante du parcours de soins des patients atteints de cancer.
Ils ne traitent pas directement le cancer, mais visent à :
-
- soulager les symptômes physiques
- réduire les effets secondaires des traitements
- accompagner le bien-être psychologique et social
- maintenir la qualité de vie pendant et après la maladie
En résumé, les soins de support permettent une prise en charge globale du patient : physique, psychologique et sociale. Ils sont aujourd’hui considérés comme indispensables dans le traitement du cancer.
Quels sont les différents types de soins de support
Les soins de support sont proposés dès le diagnostic, de façon adaptée aux besoins du patient.
Quatre soins “socle” ont été définis par l’InCa :
- la prise en charge de la douleur et des symptômes en lien avec la maladie ou les traitements
- la prise en charge nutritionnelle
- la prise en charge psychologique
- la prise en charge sociale, familiale et professionnelle
D’autres soins de support complémentaires peuvent être proposés :
- activité physique adaptée
- préservation de la fertilité
- prise en charge de la fertilité et de la sexualité
- soutien psychologique des proches et des aidants
- conseils d’hygiène de vie
- Soins de confort et bien-être, qui peuvent regrouper des soins de socio-esthétiques, de la relaxation, sophrologie, massages, musicothérapie, aromathérapie, accupunture … la liste est non exhaustive
Découvrez les soins de support essentiels
Prise en charge de la douleur
La gestion de la douleur est un pilier central des soins de support en oncologie. Elle est souvent personnalisée, évolutive, et repose sur une approche globale, médicale et non médicamenteuse.
La prise en charge de la douleur passe par la compréhension de son origine, qui est parfois multiple : en lien avec la tumeur elle-même (compression d’un organe, d’un nerf), en lien avec les traitements (complication ou séquelle d’une chirurgie, d’un anticancéreux ou de la radiothérapie) voire en lien avec des causes associées (inflammation, infections), avec un impact psychologique souvent conséquent à prendre en considération.
La douleur peut être aiguë ou chronique.
Sa prise en charge peut être médicamenteuse à base d’antalgiques dont l’utilisation dépendra de l’intensité de la douleur et de l’efficacité des thérapeutiques. Ces thérapeutiques doivent faire l'objet d’une prescription et d’une réévaluation médicale régulière afin d’atteindre la dose minimale efficace.
- antalgiques :
- palier I : paracétamol, acupan
- palier II : opioides faibles dont la codéine
- palier III : opioïdes forts type morphine. Il est important de préciser qu’il existe un risque d’accoutumance avec les morphiniques, que leur introduction n’est pas synonyme de fin de vie et que l'arrêt doit se faire de façon progressive.
- traitements associés, nécessaires selon le contexte :
- antidépresseurs ou antiépileptiques en cas de douleurs neuropathiques
- corticoïdes en cas d’inflammation ou de compression
- anxiolytiques si une composante anxieuse est constatée…
Une approche non médicamenteuse peut être proposée afin d’agir sur la perception de la douleur et le stress induit, le plus souvent en complément de la prise en charge médicale :
- acupuncture
- activité physique adaptée,
- kinésithérapie,
- relaxation, respiration guidée, shiatsu,
- hypnose…
Parfois, la douleur n’est pas uniquement physique et une prise en charge psychologique et sociale peut être nécessaire, toujours en complément des mesures pré-citées.
Prise en Charge Psychologique
La prise en charge psychologique en oncologie fait partie intégrante des soins de support. Elle vise à accompagner le patient, et souvent ses proches, face aux répercussions émotionnelles, mentales et sociales du cancer, à toutes les étapes de la maladie.
Le cancer est une maladie organique avec un retentissement psychologique non négligeable. Il peut provoquer un choc lors de l’annonce diagnostique, de l’anxiété face aux traitements ou à l’avenir, des épisodes dépressifs, une perte de repères, un sentiment d’injustice, une altération de l’image de soi ainsi qu’une peur de la récidive, y compris à distance des traitements. Ces réactions sont normales et fréquentes mais peuvent devenir envahissantes et nécessiter un accompagnement spécifique, parfois dès le diagnostic, parfois plus tardivement lors du suivi.
En France, la prise en charge psychologique est intégrée dans les parcours de soins recommandés par Institut national du cancer, et souvent accessible à l’hôpital sans coût supplémentaire.
Plusieurs professionnels de santé peuvent intervenir dans ce type de prise en charge :
- psychologues
- psychiatres en cas d’indication de traitement médicamenteux
- travailleurs sociaux ou infirmiers spécialisés
D’autres formes de soutien existent et viennent compléter l’offre de soins :
- groupes de paroles
- soutien des proches (famille et/ou aidants)
- relaxation, méditation, sophrologie,
- hypnose médicale
- activité physique adaptée
L’utilisation de thérapeutiques médicamenteuses, type antidépresseurs ou anxiolytiques, n’est pas systématique. Elle doit être réalisée en complément d’un accompagnement psychologique adapté.
En résumé, la prise en charge psychologique en oncologie :
- aide à faire face à la maladie
- réduit l’anxiété et la dépression
- améliore la qualité de vie
- concerne le patient et ses proches
Prise en Charge nutritionnelle
La prise en charge nutritionnelle en oncologie est essentielle, mais souvent sous-estimée. Elle vise à prévenir ou corriger la dénutrition, maintenir les forces du patient et améliorer la tolérance aux traitements.
La dénutrition est définie selon l’HAS par :
- une perte de poids d’au moins 5% en 1 mois
- une perte de poids d’au moins 10% en 6 mois
- un IMC ≤ 18,5 si le patient est âgé de moins de 70 ans
- un IMC < 21 si le patient est âgé de 70 ans ou plus
Les causes de dénutrition sont souvent multi-factorielles dans un contexte oncologique :
- perte d’appétit malgré une augmentation des besoins inhérentes à la maladie,
- altération du goût par les traitements
- nausées, vomissements, fatigue
- troubles de déglutition en lien avec une mucite ou des douleurs.
Une perte de poids trop importante est associée à une perte de masse musculaire, également appelée sarcopénie, facteur pronostic de survie. Une prise en charge nutritionnelle est d’autant plus efficace que précoce et adaptée à la cause.
Surveiller son poids est primordial, avant, pendant et après les traitements oncologiques, selon une fréquence d’une à deux fois par semaine dans les mêmes conditions (nu et à jeun de préférence).
Les objectifs de la prise en charge nutritionnelle vont donc être d’assurer des apports suffisants en termes de calories et protéines afin de maintenir un poids stable et de préserver la masse musculaire du patient.
Plusieurs solutions peuvent être proposées de façon adaptée au patient, à la cause et à l’intensité de la dénutrition :
- adaptations alimentaires (rythme des repas, aliments riches à privilégier, quantités, épices, textures …)
- prise en charge des nausées et/ou vomissements
- aides aux courses ou à la préparation des repas, portage de repas
- compléments alimentaires oraux sur prescription médicale ou d’un diététicien : boissons, crèmes desserts, jus, compotes, produits lactés, soupes, biscuits, madeleines, poudres hyperprotéinées… Ces derniers viennent en complément d’une alimentation adaptée et ne doivent pas la remplacer.
- nutrition artificielle sur prescription médicale :
- nutrition entérale administrée à travers une sonde naso-gastrique ou une stomie, à privilégier tant que le système digestif est fonctionnel
- nutrition parentérale administrée par perfusion intraveineuse
⚠️ Attention aux idées reçues :
Sucre et cancer : les cellules tumorales se nourrissent de glucose mais ce ne sont pas les seules. En effet, les cellules immunitaires, cérébrales et musculaires en sont également dépendantes. Un apport limité en sucre pourrait accélérer la fonte musculaire. Les alimentations restrictives (jeûne intermittent ou régime cétogène) ne sont pas recommandées chez les patients dénutris ou à risque de dénutrition. Actuellement, les données scientifiques sur ces régimes ne permettent pas de conclure à un bénéfice chez l’homme.
Protéines et viande : les besoins en protéines augmentent durant la prise en charge oncologique (1,2 à 1,5g/kg/j). Ces dernières permettent de maintenir la masse musculaire, en complément d’une activité physique régulière. La viande n’est pas la seule source de protéines. On différencie les protéines animales (viandes, oeufs, poissons, produits laitiers) des protéines végétales (légumineuses, produits céréaliers).
Aliments “anti-cancer” : il n’existe pas d’aliment miracle “anti-cancer” qui pourrait éviter ou guérir du cancer ni même se substituer aux traitements anti-cancéreux. Seule une alimentation variée et équilibrée peut contribuer à réduire le risque de certains cancers.
Prise de poids et cancer : il est également possible de constater une prise de poids durant les traitements oncologiques. Celle-ci peut être favorisée par certains types de traitements (hormonothérapie, corticothérapie) et peut nécessiter une adaptation du régime alimentaire.
Dénutrition et obésité : une personne en surpoids ou en obésité peut être dénutrie ! Il ne faut donc pas se réjouir de perdre du poids durant les traitements.
Dénutrition et chimiothérapie : le diagnostic de dénutrition ne contre-indique pas la réalisation d’une chimiothérapie. Néanmoins, il peut être nécessaire de décaler son administration ou d’en diminuer les doses en parallèle d’une prise en charge nutritionnelle adaptée.
Prise en charge sociale
La prise en charge sociale en oncologie est souvent moins visible que les soins médicaux, mais reste essentielle. Elle vise à aider le patient à faire face aux conséquences pratiques, financières et professionnelles de la maladie.
Un cancer peut bouleverser la vie quotidienne notamment en cas d’arrêt de travail prolongé, de baisse de revenus, de frais supplémentaires (soins, alimentation spécifique,...), de difficultés à gérer les démarches administratives ou en cas d’isolement social. Sans accompagnement, ces difficultés peuvent aggraver le stress et impacter la santé globale.
Les intervenants de la prise en charge sociale comprennent des assistant(e)s social(e)s accessibles gratuitement à l’hôpital et parfois des conseillers en insertion professionnelle.
L’approche sera différente en fonction de l’age du patient, de sa situation professionnelle, de ses ressources financières, de sa couverture sociale et mutuelle mais aussi des ressources humaines disponibles dans l’entourage.
L’assistant social peut aider à ouvrir ou maintenir des droits ou des aides financières type indemnités journalières (arrêt maladie), pension d’invalidité, allocation adulte handicapé ou autres aides exceptionnelles. En France, cela passe souvent par des organismes comme la Caisse primaire d'assurance maladie ou la Maison départementale des personnes handicapées.
Quand la vie quotidienne est impactée, une prise en charge sociale peut aider à la mise en place d’aide à domicile type aide ménagère ou aux repas, garde d’enfants voire d’adaptations matérielles du domicile.
L’aide sociale peut également participer à la lutte contre l’isolement à travers la mise en lien avec des associations ou à des groupes de soutien afin de maintenir un lien social.
De plus, en cas de retentissement sur la vie professionnelle, un accompagnement peut être nécessaire afin d’obtenir un aménagement du poste de travail, un temps partiel thérapeutique voire une reconversion professionnelle.
Simplifier votre parcours de soins
Nous sommes fiers de notre capacité à vous offrir un accès simplifié aux informations et aux professionnels des soins de support dans l'Yonne. Notre plateforme est conçue pour être intuitive et vous guider efficacement. Découvrez comment nous contribuons à un meilleur accompagnement.
"Grâce à cet annuaire, j'ai pu trouver un psychologue spécialisé près de chez moi, ce qui a fait une réelle différence dans ma gestion des traitements. C'est un outil formidable pour les patients."
Sophie L.
"Je cherchais désespérément un diététicien ayant une expertise en oncologie. Cet annuaire m'a permis de trouver le bon professionnel rapidement et facilement. Un grand merci à l'équipe !"
Marc D.
"En tant que proche aidant, j'ai trouvé des ressources précieuses pour soutenir ma femme. L'information est claire et l'accès aux contacts est simple. Une vraie aide au quotidien."
Éliane R.
Contactez-nous
Annuaire des soins de support oncologiques de l'Yonne
[[Adresse complète, par exemple : 10, Rue de la Santé]]
89000 Auxerre
Horaires de contact
Lundi - Vendredi
9h - 17h
Téléphone
Courriel